L'ACTUALITÉ :
Le chantier du 7 juin 2009 qui a permis le dégaement de l'emplacement de l'ancien moulin du pont krac'h :
   
RESTAURATION DU PONT KRAC'H : "l'historique"

krach

Le 12 février 2007, la signature du partenariat entre PNE et la Fondation du Patrimoine a lancé
le début de la souscription pour réunir les fonds qui permettront de compléter le budget de restauration. (environ 20000 euros).

 

LES PARTENAIRES :
       

Nettoyage du pont Krac'h :

Aujourd'hui, grâce à un travail conjoint entre l'association Plouguerneau Nature Environnement, les communes de Lannilis et Plouguerneau, le Conseil Général du Finistère, le Conseil Régional de Bretagne et les fonds Leader + européens, il est possible de restaurer ce pont, patrimoine exceptionnel, à court terme.
La première étape consistait à couper le goémon noir qui y pousse. de nombreux bénévoles ont participé à une coupe de goémon (mare'n aod) les samedi 8 et le dimanche 9 septembre 2007:
 

LES TRAVAUX ONT COMMENCÉS :

LES TRAVAUX CONTINUENT :

LES TRAVAUX SONT TERMINÉS :


à marée haute...
Presse, le Télégramme du 18 juin 2008 :


INAUGURATION DU PONT DU DIABLE "à la faucille"
SAMEDI 4 OCTOBRE 2008 :



Ruban

C'est Chantal Simon-Guillou, vice-présidente du Conseil Général du Finistère qui, armée d'une faucille, a coupé la tige de fougère en présence de (de gauche à droite) Christian Calvez, président de la Communauté de Communes de Plabennec et des Abers, Michel Le Vaillant, de la Fondation de France, Claude Guiavarc'h, Maire de Lannilis, , André Lesven, Maire de Plouguerneau et Manu Bué président fondateur, responsable du dossier de restauration du pont Krac'h à Plouguerneau Nature Environnement.
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Télécharger l'article de Daniel Dagorn du Télégramme
sur l'inauguration de pont Krac'h :

Jolie manoeuvre !
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PETITE HISTOIRE DU PONT KRAC'H

Seule une fouille archéologique du Pont et de son site d'implantation permettrait de le dater avec certitude. Sans cela, on peut cependant émettre des hypothèses avec parfois de fortes présomptions.

 

Une construction antique probable

Son architecture est très ancienne, son âge est indiqué par sa structure cyclopéenne (grosses pierres sans ciment), et par le fait qu'il soit recouvert à chaque marée (2.35 mètres au-dessous d'une marée haute de coefficient 112, dans sa partie intacte). On sait que le niveau de la mer a remonté d'environ 2 mètres depuis 2000 ans ;

On y a trouvé une mollette (pierre taillée destinée à écraser le grain), datant d'au moins l'Age du Fer (800 à 50 avant JC), peut être plus ancienne ;

Le site à proximité contient des vestiges et monuments de l'Age du Bronze (2000 à 800 avant JC dont les tumulus) et de l'Age du Fer (stèles, souterrains).

 

Des évolutions au Moyen Age

Au Moyen Age ou au début de l'Epoque Moderne (15ème ­16ème siècle), on y a construit un passage pour bateaux d'une largeur de 2.80 mètres avec peut être un système d'écluses, probablement pour le passage de petites barques de l'estuaire de l'Aber (port célèbre et actif au Moyen Age) vers le fond de la ria (seigneuries des Carman, Koad Kenan, Lesneven) ;

Le pont figure sur les cartes du début du 17ème siècle écrit Pont Grac'h (Grac'h : la vieille, à la fois sorcière, poisson, vieille femme repoussante). Il a donc une importance économique ou stratégique à cette époque ;

   

 

Des essais de modernisation

Au début du 19ème siècle, Hervé Uguen du Manoir du Bergot en Lannilis qui acquis le pont à la suite de la Révolution(1792, vente de biens nationaux), y fait construire un moulin à cuiller du côté de Plouguerneau. On y voit encore les ruines ainsi que celles de la maison d'habitation un peu plus haut.

 

Vers 1820, les mairies de Plouguerneau et Lannilis demandent au Préfet de rétablir le passage sur le pont pour la fréquentation des 2 rives ; les meuniers du Diouris demandent la désobstruction des arches du Pont Krac'h car leur moulin, du fait de la retenue d'eau, ne peut plus fonctionner correctement ;

En 1823, les Ponts et Chaussées proposent un plan de surélévation de 2 mètres du pont et la création sur le lit de la rivière d'un passage de 4 mètres de large pour les bateaux qui font le commerce du goémon et du bois de chauffage entre Lilia, Landéda et le port du Diouriz. Les 2 communes refusent ce plan .

Au début du 20ème siècle, le pont est en bon état, tout de pierres, et accessible aux piétons et charrettes. Après la guerre 39-45, ayant perdu son intérêt économique, il commence à se détériorer

 

Un entretien arrêté depuis 60 ans

Une photographie des années 1950 le montre encore en bon état.
Un article du bulletin de la Société Archéologique du Finistère de 1961 signale qu' « une brèche de 50 cm s'est ouverte dans la maçonnerie l'an dernier et que cette année, elle a atteint 3 mètres ».
On connaît la suite.

Jusqu'à ces années-là, le pont était entretenu régulièrement par les riverains car il servait au passage des 2 côtés de l'Aber, essentiellement sans doute pour les gens de Plouguerneau se rendant à Lannilis, Saint Renan etc tant pour les piétons que pour le bétail. Les anciens se souviennent d'y être passé avec des chevaux.

Ainsi tous les ans était organisée une journée (ou plusieurs) de travaux sous la responsabilité de M. Sanquer de Kerambars, conseiller municipal à Plouguerneau. On procédait à la consolidation du Pont, au recalage des pierres mises à mal au cours des grandes marées et des tempêtes. Le goémon noir était coupé tous les ans comme partout ailleurs sur le littoral ('marc'n aod' entre mai et juin).

L'arrêt de cet entretien est sans doute lié au fait que le pont perdait son intérêt économique supplanté par celui de Paluden, par de nouvelles pratiques en agriculture et au niveau des transports.

 
 

 


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